De retour d’un bref voyage dans mon pays, Madagascar, je m’émerveille toujours des sourires des enfants rencontrés, même de ceux qui n’ont d’autre toit qu’un amas de cartons sous lesquels ils dorment la nuit…dans la rue, en plein hiver austral.

Des sourires accueillants qui invitent à sortir de toute espèce d’amertume, des sourires éclatants de vie.

Mais où est-ce qu’ils puisent cette joie, qui ne semble pas factice?

De la bienveillance qu’ils exercent les uns avec les autres. Une bienveillance qui se concrétise dans la solidarité. Une solidarité qui devient leur force.

Et bien sûr ces mots «bienveillance», «solidarité» ils ne «connaissent» pas, ils les vivent.

Un premier regard peut les voir en perdition. Eux ils se voient comme frères et sœurs dans l’adversité, de cette fraternité ils puisent leur joie!

Cette joie devient leur force qu’ils partagent en sourires.

Oui, ces enfants sont des semeurs de joie.

Par leurs sourires, ils m’apprennent à nouveau ce qu’est la grâce: rien n’est dû, tout est reçu. Des autres, de Dieu.